AFROTOPOS

Le futur est africain.

Il se dessine sous les auspices de la prospérité et d’un horizon radieux, porté par les aspirations d’une génération consciente et connectée. Nombre de spécialistes, économistes et penseurs des pays dits émergents, ne cessent de marteler : l’Afrique représente un terreau fertile d’opportunités. Pourtant, comme le souligne l’écrivain et universitaire Felwine Sarr dans son ouvrage Afrotopia, cette projection vers l’avenir trahit une absence de reconnaissance de ce qui est actuel. En effet, « puisque le continent africain est le futur et qu’il sera, cette rhétorique dit, en creux, qu’il n’est pas, que sa coïncidence au temps présent est lacunaire[1]». L’exposition collective Afrotopos cristallise précisément cette tension entre l’être et le devenir. Réunissant sept artistes aux pratiques plurielles, elle cherche à investir une utopie active : un espace des possibles infinis, enraciné dans le réel africain. Les œuvres présentées mêlent récits intimes, nostalgie, fiction spéculative et futurité, et composent une vision polyphonique de l’afrocontemporanéité. Nourrie par la pensée critique de Sarr, l’exposition articule réflexions théoriques et créations plastiques afin de donner corps à cette utopie.

[1] Sarr, Felwine, Afrotopia, Paris, Philippe Rey, 2016, p 11.

ibiyane, elombe 025, 2025 / © Alexis Bellavance, courtoisie Galerie d’art Stewart Hall.

 
 

Marie-Danielle Duval, Maison de plage, 2024 / © Alexis Bellavance, courtoisie Galerie d’art Stewart Hall.

 
 

Roxane Mbanga, NOIRE, 2025 / © Alexis Bellavance, courtoisie Galerie d’art Stewart Hall

© Alexis Bellavance, courtoisie Galerie d’art Stewart Hall

 

Damien Ajavon, Portrait de mon ancêtre, 2020 / © Alexis Bellavance, courtoisie Galerie d’art Stewart Hall

 

Damien Ajavon, Protection of Relics (Black Craft Matter), 2023 / © Alexis Bellavance, courtoisie Galerie d’art Stewart Hall

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